Fiche métier
Devenir data analyst
Le métier d'entrée le plus accessible de la data. Tu transformes des tableaux bruts en décisions claires pour une équipe marketing, finance, RH ou logistique. Pas besoin d'être ingénieur·e pour y arriver.
Informations vérifiées le
Résumé
Pour devenir data analyst en reconversion, tu suis une formation de 400 à 750 heures (3 mois à temps plein, 8 à 12 mois à temps partiel) menant à un titre RNCP de niveau 6 comme « Data Analyst » (RNCP 37837). Un bac ou un bac+2 suffit. Compte 6 000 € à 8 500 €, finançables par le CPF, France Travail ou Transitions Pro.
La formation en un tableau
- Niveau technique
- Intermédiaire
- Prérequis
- Pour le titre « Data Analyst » RNCP 37837 : un bac+2 en informatique, statistiques, commerce, marketing ou gestion, ou un bac avec deux ans d'expérience dans l'un de ces domaines. Les autres profils passent par un test de positionnement. Aucun bagage en programmation n'est exigé à l'entrée dans la plupart des bootcamps, mais un test de logique et de maths de base est fréquent.
- Où se former
- Bootcamps et écoles spécialisées : Jedha, Le Wagon, DataScientest, Wild Code School, Ironhack. Formation à distance longue : OpenClassrooms (certificateur du RNCP 37837). Parcours gratuits financés par les Régions ou France Travail : Simplon. Voie universitaire : BUT science des données, licences professionnelles, CNAM.
- Durée
- Repères relevés sur les sites des organismes : 400 heures sur 2 à 6 mois chez Le Wagon, 450 heures en 3 mois à temps plein ou 8 mois à temps partiel chez Jedha, 10 semaines ou 7 mois chez DataScientest, 5 mois chez Wild Code School, 12 mois à temps complet ou 24 mois à temps partiel chez OpenClassrooms.
- Coût
- Repères relevés sur les offres : 5 990 € chez DataScientest, 7 500 € chez Jedha (parcours de 450 heures), 7 500 € à 8 500 € chez Wild Code School selon le format. Les parcours d'initiation courts (40 à 75 heures) coûtent 1 490 € à 1 500 €. Les formations Simplon financées par une Région sont sans frais pour le candidat.
- Financements
- CPF (participation de 150 € par formation depuis avril 2026, sauf pour les demandeurs d'emploi), aide individuelle à la formation (AIF) de France Travail pour les demandeurs d'emploi, projet de transition professionnelle via Transitions Pro si tu es salarié·e en CDI avec 24 mois d'ancienneté dont 12 dans l'entreprise, OPCO et plan de développement des compétences via ton employeur, préparation opérationnelle à l'emploi (POEI, jusqu'à 400 heures) si une entreprise s'engage à t'embaucher.
- Reconnaissance
- Un titre RNCP n'a pas de date d'expiration pour toi. C'est l'enregistrement de la certification qui est limité dans le temps : vérifie que la fiche est active au moment où tu t'inscris (le RNCP 37837 est enregistré jusqu'au 19 juillet 2028).
- Rester à jour
- Pas d'obligation de recyclage. Pour rester à jour : pratiquer SQL et un outil de visualisation chaque semaine, suivre les nouveautés des assistants IA intégrés à Power BI, Tableau ou Google Sheets, et publier un ou deux projets par an sur un portfolio public.
Pourquoi devenir data analyst
Un·e data analyst prépare, nettoie et structure les données d'une entreprise, puis construit des tableaux de bord et des rapports qui aident les équipes à décider. L'Onisep situe le salaire d'entrée autour de 2 900 € brut par mois, avec un accès possible dès bac+3. C'est le métier le plus ouvert aux profils non techniques : SQL, Power BI ou Tableau et un peu de Python s'apprennent en quelques mois.
Le marché est porté par l'adoption de l'IA : selon l'Insee, 18 % des entreprises de 10 salariés ou plus utilisent l'IA en 2025, trois fois plus qu'en 2023, et 58 % des entreprises de 250 salariés ou plus. Toutes ont besoin de données propres et de gens capables de les lire.
Si tu viens du contrôle de gestion, du marketing, de la logistique ou de l'administratif, tu as déjà la moitié du métier : la connaissance du terrain. La formation t'apporte l'autre moitié, les outils.
- 2 900 €brut mensuel de départ pour un·e data analyst (Onisep)
- 33 à 53 k€fourchette annuelle brute des data analysts cadres, 43 k€ en moyenne (Apec 2025, via Le Monde Informatique)
- 18 %des entreprises de 10 salariés ou plus utilisent l'IA en 2025, contre 6 % en 2023 (Insee)
Le métier au quotidien
Une semaine type
Une semaine type mêle des requêtes SQL pour extraire les données, du nettoyage dans Python ou un tableur, la mise à jour de tableaux de bord Power BI ou Tableau, deux ou trois réunions avec les équipes métier pour comprendre leurs questions, et une restitution orale ou écrite de ce que les chiffres racontent.
Employeurs et clients
Tu travailles surtout en salariat : PME et ETI de tous secteurs (e-commerce, banque, assurance, industrie, santé), cabinets de conseil, agences marketing, collectivités. Le poste est souvent rattaché à la direction marketing, finance ou à la DSI (direction des systèmes d'information).
Un projet type
Un projet type : la direction commerciale veut comprendre pourquoi les ventes baissent dans une région. Tu croises les données de vente, de stock et de satisfaction client, tu repères une rupture de stock récurrente, tu construis un tableau de bord suivi chaque semaine et tu présentes tes recommandations en 20 minutes à la direction.
Cadre légal et bonnes pratiques
- RGPD : dès que tu manipules des données de clients ou de salariés, tu appliques les principes de finalité, de minimisation et de sécurité. La CNIL publie des fiches pratiques sur l'IA et les données personnelles.
- AI Act européen : depuis le 2 février 2025, les entreprises qui déploient des systèmes d'IA doivent assurer la maîtrise de l'IA de leur personnel (article 4). Un·e data analyst qui utilise des outils d'IA est concerné·e.
- Pas de titre réglementé : aucun diplôme n'est obligatoire pour exercer. Le titre RNCP sert à être financé et à rassurer les recruteurs.
Combien gagne un·e data analyst
- Salarié·e
- 2 900 € brut par mois en début de carrière selon l'Onisep. Pour les cadres, 33 000 € à 53 000 € brut par an, 43 000 € en moyenne, selon l'Apec (édition 2025).
- Indépendant·e
- Peu courant en début de reconversion. Repères relevés sur les plateformes de freelances : 350 € à 550 € HT par jour pour des missions de reporting ou de tableaux de bord, après une première expérience salariée.
Ce qui fait varier la rémunération
- Région : les offres se concentrent en Île-de-France et dans les grandes métropoles, avec des salaires plus élevés
- Secteur : banque, assurance et industrie paient mieux que les agences et les associations
- Expérience métier antérieure : un·e ancien·ne contrôleur·se de gestion ou chef·fe de produit est valorisé·e dès l'embauche
- Maîtrise d'un outil de visualisation reconnu (Power BI, Tableau) et de SQL avancé
Fourchettes indicatives tirées des sources citées et des offres publiées. Elles varient selon la région, la taille de l'employeur et l'expérience.
Par où commencer
- 1Tester ton appétence pour les chiffresAvant de payer une formation, suis un parcours d'initiation de 40 à 75 heures (Le Wagon, Jedha) ou un cours gratuit en ligne sur SQL. Si tu prends plaisir à chercher pourquoi un chiffre bouge, tu es au bon endroit.
- 2Choisir ton formatTemps plein sur 3 mois si tu es demandeur·se d'emploi ou en projet de transition professionnelle. Temps partiel sur 8 à 12 mois si tu gardes ton emploi. Vérifie que la formation mène à un titre RNCP de niveau 6 actif et que l'organisme est certifié Qualiopi.
- 3Monter ton financementDemandeur·se d'emploi : fais valider ton projet par ton conseiller France Travail, puis demande un devis à l'organisme pour l'AIF. Salarié·e en CDI : dépose un projet de transition professionnelle auprès de Transitions Pro. Dans les deux cas, mobilise ton CPF en premier.
- 4Construire un portfolio pendant la formationDeux ou trois projets sur des données réelles (open data, données de ton ancien secteur) avec un tableau de bord publié en ligne. C'est ce que regardent les recruteurs, bien plus que le nom de l'école.
- 5Cibler ton ancien secteurTes premiers entretiens seront plus faciles chez les entreprises qui connaissent ton métier d'origine. Un·e ancien·ne logisticien·ne qui analyse des données de supply chain est crédible immédiatement.
- 6Préparer l'entretien techniqueAttends-toi à un test SQL ou à une étude de cas sur tableur. Entraîne-toi à expliquer une analyse à quelqu'un qui ne connaît pas les données : c'est la compétence que les entreprises paient.
Questions fréquentes
Faut-il savoir coder pour devenir data analyst ?
Pas au départ. Tu apprends SQL et les bases de Python pendant la formation. Le cœur du métier, c'est de poser les bonnes questions aux données et de restituer clairement. Beaucoup de postes se font encore avec un tableur et Power BI. Le code vient avec la pratique.
Combien de temps dure une reconversion en data analyst ?
Entre 3 mois à temps plein et 12 mois à temps partiel selon l'organisme, d'après les durées affichées par Jedha, DataScientest, Wild Code School et OpenClassrooms. Ajoute 2 à 4 mois de recherche d'emploi. Une reconversion complète prend donc 6 à 16 mois.
Data analyst ou data scientist, quelle différence ?
Le data analyst décrit et explique ce qui s'est passé, avec SQL, des tableaux de bord et des statistiques simples. Le data scientist construit des modèles prédictifs, ce qui demande plus de maths et de programmation, et un niveau bac+5 selon l'Onisep. Pour une première reconversion, l'analyse est la porte d'entrée.
Peut-on devenir data analyst après 40 ans ?
Oui. Ton expérience métier est un atout : tu comprends les enjeux d'une direction commerciale ou d'un service RH mieux qu'un·e jeune diplômé·e. Les recruteurs cherchent des analystes qui parlent le langage du terrain. Mets ton ancien secteur en avant dans ta candidature.
Le CPF suffit-il à payer la formation ?
Rarement en entier. Le CPF est plafonné par tes droits acquis, souvent autour de 5 000 €, et une participation de 150 € s'applique depuis avril 2026 pour les salariés. Complète avec l'AIF de France Travail si tu es demandeur·se d'emploi, ou avec un projet de transition professionnelle si tu es salarié·e.
Quels outils apprendre en priorité ?
SQL d'abord, pour interroger les bases de données. Un outil de visualisation ensuite, Power BI ou Tableau. Puis les bases de Python avec la bibliothèque pandas. Les assistants IA accélèrent l'écriture des requêtes, mais tu dois comprendre ce qu'ils produisent.
Sources
- Onisep, Fiche métier Data analyst (analyste de données)
- France compétences, Fiche RNCP37837 Data Analyst (OpenClassrooms, niveau 6, active jusqu'au 19/07/2028)
- Le Monde Informatique (d'après Apec), Les salaires des cadres IT analysés par l'Apec en 2025
- Insee, Insee Première n° 2120, Les TIC dans les entreprises en 2025
- Jedha, Formation Data Analyst : durées, tarifs et financements
À lire sur ce métier
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Power BI ou Data Studio (ex-Looker Studio) : quel outil apprendre en premier ?
Si tu travailles sous Windows et vises des entreprises équipées en Microsoft, choisis Power BI : Desktop est gratuit, mais partager un rapport demande une licence Pro à 12,10 € HT par mois. Si tu es sur Mac ou que tes données vivent dans Google Sheets, choisis Looker Studio, renommé Data Studio en 2026, gratuit pour créer et partager.

Data5 min
Data analyst ou data scientist : quelle différence pour se reconvertir ?
Si tu viens d'un métier non scientifique et vises un premier poste data, choisis data analyst : le titre RNCP 37837 de niveau 6 s'ouvre avec un bac et deux ans d'expérience. Si tu as déjà un bac+3 en maths, économie ou informatique et aimes programmer, choisis data scientist, qui demande une certification de niveau 7.

Data6 min
Peut-on devenir data analyst sans diplôme ?
Oui, à condition de remplacer le diplôme par une certification professionnelle (titre RNCP de niveau 5 ou 6, préparé en trois à douze mois) et un portfolio de projets sur des données réelles. Les recruteurs de PME regardent ce que tu sais faire avec SQL et un outil de visualisation. Les grands groupes restent plus attachés au diplôme.

Une question sur ce métier ?
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